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De premières solutions pourraient être envisagées dans la perspective d’améliorer la diffusion culturelle, pour cela il est important de comprendre quels sont les facteurs qui déterminent les grandes tendances de l’art contemporain. Pour en délimiter les contours, pour comprendre de quelle manière le virage numérique a été effectué dans de champs l’art, cette étude sera agencée autour d’analyse de cas spécifiques à des lieux. Nos terrains d’exploration seront les musées, les instituts et les laboratoires. Il en sera listé de manière objective les initiatives et les difficultés. L’inventaire des protocoles d’acquisitions, de stockages et de diffusion des œuvres viendra à la fois nourrir et reconditionner l’identité même des musées.

Nous tracerons la circulation des œuvres en pointant les différentes étapes et prise de décision. La mise en forme de l’organigramme du réseau des structures culturelles permettra de comprendre le mécanisme de cet écosystème. Le rapprochement d’acteurs locaux et des décideurs culturels déterminera la chaîne de production économique, médiatique et communicationnelle. Nous évaluerons la gestion des œuvres une fois acquises. Qui en fait l’acquisition et quels en sont les critères d’achat ? Les conditions de stockage ? Quel est le système d’archivage des œuvres et comment sont-elles protégées ?

La mutation du champ de la représentation conditionne la refonte de l’écosystème de l’art. Les investissements de natures différentes entre institutions publiques et privées créent des points de vue différents voir radicalement opposés. L’œuvre en tant qu’objet technique, qui induit sa propre lecture de son époque, devient de plus en plus complexe à décrypter et à restituer avec objectivité. L’étude de l’accessibilité et l’interdisciplinarité des institutions avec les universités, les entreprises, le monde industriel et les tiers-lieux ouvrira sur une cartographie des nœuds principaux d’exploitation du réseau. Le web, à partir de ce constat, génère une nouvelle ontologie et ouvre sur de nouvelles perspectives. Ces innovations dans l’espace de la pensée, dans la finesse de l’observation et de la perception, introduisent « dans des sociétés médiatisées par la technologie, de nouvelles significations et de nouvelles formes de pouvoir et de plaisir. » C’est à partir de cette réflexion que ce travail a pour volonté de penser des alternatives en s’appuyant sur des collectifs comme l’Art Worker Coalition (AWC) , le Guerilla Art Action Group (GAAC), ainsi que ce qu’engage l’implantation des fablabs et des tiers-lieux émergeant comme de nouveaux modèles de


 [1]  |  Bruno Latour, Mémoire et Objets.